Notre réalité est à construire ici et maintenant, avec ce que nous souhaitons vivre.

Une économie, pour être vivante, a besoin d’êtres qui ont pris conscience de la maladie et du mal-être collectif qui aujourd’hui créent de plus en plus de tension, de distorsion au sein de notre monde économique et social. À l’heure où tout le monde parle de bien-être, il n’y a jamais eu autant de gens souffrant de burn-out, de malaise au travail, et principalement dans notre système de santé déshumanisé… Où allons-nous ?

Si les femmes et les hommes se faisaient confiance et s’entraidaient au lieu de jouer le jeu de la division, les meneurs du monde actuel n’auraient plus de prise. Il est temps de choisir et surtout d’avoir le courage de modifier nos états intérieurs, l’extérieur n’étant que le reflet de nos intérieurs non nettoyés, non accomplis, le féminin et le masculin en chacun de nous.

Donnons à nos jeunes la possibilité d’apprendre, d’être en apprentissage, d’être artisan de leur vie, sur un chemin d’initiation.
Ce n’est pas une course, des temps de pause, de vide, de silence sont nécessaires pour se construire. L’importance de la transmission de savoirs, d’expériences, de pensées et de valeurs s’oppose à cette idée collective que le seul résultat envisageable est d’être le premier de sa filière.

Dans ce contexte, comment pouvons-nous avoir des jeunes en bonne santé quand notre société actuelle nous pousse à rentrer dans une case, et ce dès le plus jeune âge, occasionnant une pression supplémentaire.

Être et aller vers une économie vivante dans le respect de la Vie, c’est aussi avoir fait le chemin d’aller vers soi.

Mener une conduite de la différence passe en premier par un cheminement personnel, intérieur, avant de donner des conseils à tout va à un collectif. Transmettre passe par l’expérience, le dépouillement de soi, de son égo pour être présent en étant descendu dans ses propres profondeurs, chairs de l’humanité.
C’est la science de la Vie et l’art d’être qui nous amènent à des comportements guidés par la générosité. Cela est possible pour l’évolution de notre monde économique. Pour cela, nous nous devons, en priorité, de changer notre manière de penser, avec un regard plus clairvoyant, modifiant ainsi notre façon d’agir à la vue des évènements extérieurs qui nous laissent dans la croyance que c’est la seule réalité.
Une autre vision de la richesse à soi-même et à l’autre.

L’Humain, notre essentiel, a toujours été pour moi une évidence. Aujourd’hui plus qu’hier, nous avons à nous poser et oser regarder nos manières d’agir et leur l’incidence sur notre qualité de Vie.

C’est par l’ouverture et le respect de chacun, avec l’intelligence du cœur, que je souhaite œuvrer aujourd’hui, continuer avec légèreté dans le partage de « la Vie qui danse », le vivant en chacun de nous.